

Sur scène sont annoncées toutes sorte de machines, faites de roues de bicyclette, mégaphones, bras de télégraphe optique et autres métronomes géants… Pour quoi faire ? Pour parler du temps.
Le temps universel, le temps de l’école newtonienne, le temps d’Einstein, le temps colonial, le temps intérieur, le temps qui laisse la place au destin. Tel est le propos du spectacle poétique et politique imaginé par William Kentridge et le physicien Peter Galison.
Il y a tout de même une quinzaine d’humains derrière les machines, qui jouent chantent et dansent. Le metteur en scène est là lui aussi, interprétant son propre rôle. Une réflexion particulièrement riche sur la manière de visualiser le temps et d’en déchiffrer le rébus.
Avec au cœur un optimisme à toute épreuve et une volonté de faire changer les comportements humains. Artiste tous azimuts, William Kentridge s’est fait connaître par des films d’animation réalisés au fusain avec une seule feuille de papier. On lui doit le visuel de la 66e édition du festival.
MHB
[Avignon | Opéra Théâtre | 04 90 14 14 14 | 7/7 < 13/7]
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