Festival des arts éphémères

Ouvert aux différentes formes artistiques de la création contemporaine en arts plastiques, le festival privilégie la pluridisciplinarité et l’éphémère. Les artistes invités prennent en compte, ici plus qu’ailleurs, le facteur temps. Temps cyclique des saisons, temporalité des évènements climatiques, vitalité de la flore et de la faune au printemps ou encore interventions humaines sont autant de paramètres à explorer...

Festival du 23 mai au 13 juin tous les jours de 10h à 18h | Entrée libre | Vernissage du Festival : Jeudi 23 mai à 18h30

Les parcs nationaux s'exposent au château d'If

Parcs nationaux de France (PNF) a conçu une exposition photographique intitulée « La nature en partage ». L'exposition présente des images grand format qui témoignent de la relation de l'Homme à la nature sur les territoires exceptionnels des 10 parcs nationaux français jusqu'à mi-septembre sur le site du Château d'If.
• Entrée libre et gratuite tous les jours de 10h à 18h (entrée au château payante). Des navettes relient le Vieux-Port aux îles du Frioul et le château d'If •
Photo : © Gilles Martin-Raget

Kader Attia

Presque ville, presque île, presque Méditerranée, scène symbolique qui, d’un même trait, endigue d'un côté et de l’autre ouvre sur le grand large, telle est la digue du large. Pour Kader Attia, artiste aux appartenances multiples le port de Marseille a toujours été un symbole d'ailleurs. Il y réalise une œuvre pérenne et monumentale

[Marseille, Digue du large, accessible au public en navettes. Du 31/5 au 29/9.]

Kitsou Dubois et les voltigeurs de la Patrouille de France

Kitsou Dubois est une chorégraphe de l’apesanteur. Elle poursuit ses recherches dans les centres spatiaux les plus spécialisés (NASA, Agence française de l’Espace, Cité des Étoiles en Russie). Elle fera “danser” les avions de l’équipe de voltIge de la Patrouillle de France basée à Salon.

• Salon-de-Provence, Meeting du 60eme anniversaire de la Patrouille de France, le 26/5. Meeting à Marseille le 14/7 

Echo-In Paysages sonores de la Sainte-Baume

Un concert pour une montagne ! Orgue et poésie avec Bernard Foccroulle et Bernard Tirtiaux, événement en simultané.

Lire l'article : Echo-In ou les paysage sonores de la Sainte-Baume

• Vendredi 24 Mai 19h30 | 2 lieux ou St Maximin : Basilique de St Maximin ou Plan d'Aups : Champ de l'Hotellerie

photo © Jean Belvisi

Le chemin des fées de l’Huveaune


L’Huveaune, précieux fleuve caché, naît dans la Sainte-Baume et finit à Marseille. Lucy et Jorge Ortega ont imaginé des fées aquatiques qui évoquent ses mystères et sensibilisent le promeneur à la gestion de l’eau.

Saint–Zacharie, Auriol, Aubagne et Marseille. Inauguration le 6/4

Sentiers de Résistance urbaine

Cet événement, organisé par Redplexus, propose des performances artistiques autour de 15 lieux de résistance marseillaise liées à la Seconde guerre mondiale en explorant le thème de l’exclusion (rafles, exils, réseaux clandestins) dans le quartier de la Maison Diamantée et du Vieux Port.

• Marseille, Jusqu’au 15 juin | 04 95 04 95 34 |

Le tunnel aux mille signes

À partir de son travail iconographique qui mixe signes, symboles, graffiti, tatouages, logos tribaux, Frédéric Clavère installe 460 panneaux peints dans le tunnel Benedit. Un patchwork pop et coloré plus fort que la pollution ?

Marseille, près de la Friche-de-la-Belle de mai.

GR 2013 : Temps forts

Du 12 au 14/4 à Martigues. Du 26 au 28/4 à Salon. Du 7 au 12/5 à Aubagne. Du 24 au 26/5 à Vitrolles. Du 28 au 30/6 à Istres. Du 13 au 15/9 à Marseille. Une expo sur le sujet au Palais de la Bourse jusqu’au 12/5. Attention le topoguide du GR 2013 est paru.
 

• GR 2013. Envie de ballade : 08 11 20 13 13

Nos paysages sonores

Une collection d’installations sonores en Pays d’Arles conçue par la Cie des Patrimoines et le Conservatoire de musique du pays d’Arles. A découvrir dans 5 lieux emblématiques. Un projet citoyen et patrimonial, réalisé avec des publics scolaires, pour promouvoir le son comme vecteur privilégié de découverte du territoire.

Pays d’Arles 06 24 66 02 93 |

Tadashi Kawamata

Horizons est la première étape du projet Les Sentiers de l’eau, parcours de cinq œuvres suivant le fil de l’eau du Rhône jusqu’à la mer conçu par le plasticien japonais, Tadashi Kawamata pour faire redécouvrir les paysages de Camargue et témoigner de la complexité du delta du Rhône.  

Camargue, Mas du Pont de Rousty, Parc naturel régional de Camargue

Albert Camus, coloriste

Une immersion dans les couleurs de l’oeuvre d’Albert Camus, à travers un parcours proposé par deux peintres contemporains autour de citations de Camus qui révèlent la palette colorée de ses écrits.

• Aix, Cité du Livre, du 4/5 au 26/6 | 0442919888

Marseille vu par 100 photographes du monde

Des photographes venus des quatre coins du monde ont exposé à l’Atelier de Visu ou participé aux workshops dirigés par Antoine d’Agata. À partir de leur production, une sélection dresse un portrait multiple de la ville, cent regards singuliers sur la cité phocéenne.
 

 

• Marseille, Bibliothèque ABD Gaston Deferre, du 18/4 au 20/7 04 91 13 20 13

 

 

Vous êtes ici

Le Parc national des Calanques aux portes de Marseille

C’est une territoire magique où Jean-Yves Cousteau se découvrit une passion pour le Grand bleu, où Gaston Rebuffat inventa l’escalade moderne, où des hommes dessinèrent il y a 30 000 ans des chevaux sur des parois de grottes, où disparu Saint Exupéry, où se rencontrent le mérou et l’oursin diadème, le Molosse de Castoni (chauve-souris géante) et le chêne vert.

C’est aussi un territoire fragile, menacé par le tourisme prédateur, les pollutions terrestres ou marines, les incendies, l’appétit des promoteurs. Mais, bonne nouvelle pour les générations futures : le Parc national des Calanques vient de naître.

Disons le bien fort : la création officielle du parc du massif des calanques, aux portes de Marseille reste un événement écologique considérable. Car malgré « l’engatse » (prise de tête, en marseillais) qui a présidé à son élaboration et les réserves de ceux qui affirment que ce « parc protecteur ne protègera rien » (voir le retrait du Frioul du « cœur » du parc,  les autorisations de chalutage, de chasse à la glu, etc), il reste qu’on vient d’assister à la naissance du premier parc périurbain d’Europe, le troisième au monde si l’on compte ceux du Cap et de Sydney1.

Son objectif : protéger un site exceptionnel, terrestre et marin, soumis à de multiples menaces (pression urbaine, sur-fréquentation, pollutions, incendies, etc.). Sur ce registre le défi de ce parc est d’importance.

Il s’étend sur 158 000 hectares2 et implique sept communes (Marseille, Cassis, Carnoux-en-Provence, Ceyreste, La Ciotat, La Penne-sur-Huveaune, Roquefort-la-Bédoule). Une zone qui abrite 140 espèces protégées (de la Sabline de Marseille au lézard ocellé, des chauves-souris typiquement méditerranéennes aux derniers couples d’aigles de Bonelli) et qui compte 90 sites archéologiques dont la fameuse grotte Cosquer au cap Morgiou, qui abrite des peintures rupestres dont les plus anciennes datent d’il y a 27 000 ans.

90 % de ce parc étant situés en mer, outre des fonds décisifs comme le canyon de Cassidaigne, 60 espèces patrimoniales y sont présentes, des dauphins aux tortues marines et de l’éponge carnivore aux coraux.

C’est en 1890 que la préservation des Calanques fut envisagée lesquelles furent placées sous la responsabilité de l’Office national des forêts, les acteurs associatifs obtenant le classement du site en 1975. En 1999, avec la création d’un GIP (Groupement d'intérêt public) qui sera conduit par Guy Tessier, le projet d’un parc « nouvelle génération » est lancé.

Une concertation s’ensuivra qui suscitera pas moins de 300 réunions, une enquête publique étayée de 4 500 contributions avant d’arriver à une charte finale fille de nombreuses palabres. C’est qu’entre les instances environnementales (dont le Conseil National de Protection de la Nature) et les écologistes qui déploreront des manques d'ambition au projet, les pêcheurs, plaisanciers, grimpeurs, cabanoniers, élus locaux, qui redoutent une sanctuarisation de l’espace, il aura fallu beaucoup d’échanges pour s’entendre sur les acceptions du mot régulation, philosophie qui devra s’imposer aux activités future de la zone.

Ainsi en mer, des zones de non-pêche seront instaurées sur 10,5 % du « cœur » du parc, les jet-skis seront proscrits, la visite en bateau se fera sans messages diffusés par haut-parleur pour respecter la quiétude des lieux. Sur terre, la chasse restera autorisée, mais avec un arrêt progressif des lâchers de tir.

Les randonneurs seront priés de rester sur les sentiers balisés, les activités de falaises pourront être règlementées pour ne pas gêner la nidification, les pratiques sportives extrêmes seront bannies, tout comme le bivouac ou l’éclairage artificiel.

Les futurs agents du parc (de 50 à 70 personnes) ayant pour mission de sensibiliser le public à la protection de l'environnement, avec la possibilité de verbaliser les usagers irrespectueux, et de mieux maîtriser la fréquentation, soit deux millions de personnes par an.

Doté par l’Etat d’un budget de plusieurs millions d'euros, le parc sera géré par un établissement public sous tutelle du Ministère de l’Ecologie, avec un conseil d’administration de 49 membres dans lequel seront représentés les acteurs locaux (élus, gestionnaires, usagers, habitants, scientifiques, associations de protection de la nature...).

Ce CA étant épaulé par un conseil scientifique et un conseil économique social et culturel. Outre un siège administratif, le parc sera doté de maisons ouvertes au public (accueil, information, expositions) aux principales portes d'entrée du territoire.

Frank Tenaille

(1) Les 10 parcs nationaux français sont : le Parc national de la Vanoise (1963), le Parc national de Port-Cros (1963), le Parc national des Pyrénées (1967), le Parc national des Cévennes (1970), le Parc national des Ecrins (1973), le Parc national du Mercantour (1979), le Parc national de Guadeloupe (1989), le Parc amazonien de Guyane (2007), le Parc national de la Réunion (2007), le Parc national des Calanques (2012).
(2) Le parc s'étend sur une superficie de 158 100 hectares comprenant un « cœur » marin de 43.500 ha et un « cœur » terrestre de 8.300 ha, une Aire optimale d’adhésion ou AOA (terrestre) de 8.300 ha et une Aire maritime adjacente (AMA) de 98.000 ha.
 www.gipcalanques.fr

 

[ Pollutions ]

• Pour apprécier la pression qui peut s’exercer sur une zone fragile comme celle du parc, il suffit de dire qu’en ce qui concerne la batellerie, un comptage effectué le 21 août 2011 donnait 595 bateaux sur le Frioul, 336 sur Planier, 281 sur Riou, 336 sur les Calanques et 155 sur Corbière.

• 176 M3 : c’est la quantité de déchets ramassés lors de l’opération  Calanques propres de mai 2011.

• Le futur parc portera avec l’Agence de l’eau le projet de réhabilitation de la cuvette de Cortiou. La fin des rejets dit des « boues rouges » au large de Cassis est fixée à 2015.

 

[ Une aire maritime Hubert Falco ]

Albert Falco, « Bébert » pour les intimes, s’est éteint le 21 avril dernier des suites d’une maladie. Aux côtés du commandant Cousteau, il avait été de l’aventure de la Calypso où il resta à bord près de 40 ans, simple plongeur puis chef d’expédition avant d’en devenir le capitaine.

En 1962, il réalisa une première mondiale en devenant l’un des premiers océanautes à vivre sous la mer, au large du Frioul. Lui qui avait activement participé à la mise au point de dispositifs de plongée ou d’équipements, s’était beaucoup mobilisé en faveur du parc.

Début mai, un hommage lui a été rendu près de la calanque de Sormiou où il réalisa ses premières plongées. Une Zone de Non Prélèvement (6 hectares) y a été officiellement baptisée  « Zone maritime protégée Albert Falco ».

 

[ Scandola et « l’effet réserve » ]

La Réserve naturelle de la presqu'île de Scandola, non loin de Calvi, forte de vingt ans d’expérience, a servi de référence de travail au GIP. Cette réserve naturelle protège 900 hectares terrestres et 1 000 hectares marins.

Le GIP a reçu notamment ces « sentinelles de la mer » que sont les pêcheurs côtiers du cru. Gérard Romiti, président du Comité régional des pêcheurs maritimes et des élevages marins de la Corse rappelant qu’en 1975 Scandola était un désert marin et qu’en vingt ans, la biomasse avait pratiquement doublé permettant à huit nouveaux professionnels de s’installer grâce à cette manne.
 

 

Jeudi, 7 Juin, 2012 - 17:50

Actualités

2011 - Site CESAR par Cyber Nostra