Vous êtes ici

Éditorial

Tsunami citoyen en Méditerranée - édito publié in César 297-mai 2011

Tsunami citoyen en Méditerranée, une chance historique - Le printemps des peuples autour du bassin méditerranéen se poursuit, fut-il chaotique et sanglant. Et ses ondes de choc mettent sur la défensive de nombreux régimes autoritaires dans le monde.

Un fait-divers à l’étalon de notre histoire

« Il est le produit du temps : il incarne au mieux la schize qui tiraille nos corps, entre homo sapiens et homo sentiens, entre une rationalité réductrice et une propagande anarchique pour le triomphe des sens ».
L’écrivain Luis de Miranda, Libération, 16.5.2011

Éloge de la vuvuzela

« Joueur, j’avais déjà cette impression d’être une sorte de gladiateur du temps des Romains : j’étais là pour amuser la galerie... » Raymond Domenech, 17.6/2010.

Festivalite, Mundial et diversité culturelle

« Les communautés de bâtisseurs, les ateliers collectifs de peinture à la Renaissance ont dû connaître la même exaltation qu’éprouvent ceux qui travaillent à un grand spectacle. Encore faut-il ajouter que les monuments demeurent, tandis que le spectacle passe et qu’il est dès lors d’autant plus aimé de ses ouvriers qu’il doit mourir un jour. Pour moi je n’ai connu que le sport d’équipe au temps de ma jeunesse, cette sensation puissante d’espoir et de solidarité qui accompagne les longues journées d’entraînement jusqu’au jour du match victorieux ou perdu. Vraiment, le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités. »
Albert Camus, Pourquoi je fais du théâtre (1959), in Théâtre, récits, nouvelles, Gallimard-Pléiade, 1985.

Quand la biodiversité veut se faire entendre

L’année 2010 a été décrétée année de la biodiversité, façon de marquer un rendez-vous entre les citoyens et les espèces. Oui, mais comment faire en sorte qu’elle devienne un enjeu central, collectif et populaire ? Vaste ambition qui implique d’abord qu’on lui donne un prix qu’elle n’a pas pour le moment alors qu’elle rend des services publics : fixation du carbone, stabilisation des sols, fourniture en eau potable et en nourriture, éco-tourisme (1).

Après les régionales, la culture populaire en péril ?

"Expliquez-nous de quoi vous avez besoin, nous vous expliquerons comment vous en passer".  Coluche

Mondialité : les promesses de la diversité

"Ne soyez pas des régionalistes, les endroits de vos rencontres porteront les noms de vos amours. Mais soyez de votre région. Vous n’appartenez pas à un lieu : il n’existe de lieu que pour les esclaves. Vous n’êtes pas cette terre languedocienne ; mais le donc de cette terre à la patrie humaine".
Joë Bousquet, Papillon de Neige (journal 1932-1942, Carcassonne).

Le carnaval des tartuffes

« Qu'est-ce que le Tiers-Etat ? Tout. Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? À y devenir quelque chose ».
Pamphlet de Siéyes en janvier 1789, prélude à la convocation des Etats généraux.

« Je ne sais rien de la politique et j’ai été éduquée dans le silence. Mais je ne veux pas qu’on vole ma liberté ».
Pancarte de Sohna, lycéenne, 17 ans, manifestant le 21 janvier.

 

Croissance, la fête est finie. Quel nouvel imaginaire politique ?

« On a laissé la porte du congélateur ouvert ».
Jean-Louis Etienne (explorateur).

Les moissons de César

« Les plus pures récoltes sont semées dans un sol qui n'existe pas ; elles éliminent la gratitude et ne doivent qu'au printemps ».

 

France, terre d’écueil

« Monsieur le Maire d’Arles pourra du reste témoigner que de nombreux nomades qui mènent dans sa cité une vie sédentaire ne donnent lieu à aucune remarque désobligeante ».
Jacques Wam Migon, Architecte du gouvernement. Rapport pour l’établissement du camp de Gitans à Saliers, Camargue, 8 août 1942.

Pages

Actuellement à la une

Le GdRA, fondé en 2007 par trois jeunes artistes issus des arts de la rue, Christophe Rulhes, Julien Cassier et Sébastien Barrier, est une compagnie de performances proposant un théâtre anthropologique et pluridisciplinaire. À partir de matériaux pluriels – texte, mouvement, films, musique – le GdRA fouille une théâtralité ordinaire et vive, à l’affût de gestes et de paroles puisés dans l’examen de « la vie de tous les jours » et produits par des histoires communautaires et biographiques.

Les Jours heureux. C’est ainsi que le Conseil National de la Résistance nomma son programme. Étonnant paradoxe que d’appeler ainsi un programme au sortir d’une des périodes les plus sombres de notre histoire. Moins que le passé, c’est plutôt la capacité à croire ou à « ce à quoi » nous pouvons encore croire, qui porte l’interrogation du metteur en scène Alain Fleury et de sa joyeuse troupe Alias Victor.

Madeleine Chiche et Bernard Misrachi furent parmi les premiers artistes à s’installer à la Friche Belle de Mai et participèrent à toute son évolution. Plus encore, leur démarche artistique multimédia évolua dans et par le site, nourrie des questionnements, des expériences perceptives et techniques qu’ils menèrent sur l’immense toit-terrasse du lieu : ils finirent par en faire, ces deux dernières années, leur atelier-laboratoire permanent, associant à leurs recherches sonores et visuelles celles d’architectes, de paysagistes, d’ingénieurs. Aujourd’hui, ils interprètent sur leur site web le grand chantier à l’œuvre à la Friche : chorégraphie des transformations, béances panoramiques, pluies cristallines de gravats...

Les Musées nationaux des Alpes-Maritimes ont placé cette nouvelle année sous l'ère du cirque avec un titre Mais quel cirque ! Chagall et Léger au pays des cercles en action. Deux expositions qui mettent en valeur la fascination qu'exerçait sur ces deux artistes les numéros de cirque.

C'est Diana Gay, nouveau conservateur du Musée Fernand Léger de Biot qui nous présente son coup de cœur pour une composition murale de l’artiste.

Une tradition des villages du Languedoc et de Provence veut que, quelques mois après des festivités, l’on se retrouve pour recréer l’ambiance de ces journées de convivialité. On appelle ça le revivre. Un art de vivre qu’a adopté le festival des musiques du monde, les Suds à Arles.

Beau programme d’entrée de la Cinémathèque Corse pour 2012.
Un clin d’œil au cinéma belge qui mettra l’accent sur la production du documentaire Dérives, créée par des frères Dardenne.

Ambulo ergo sum (Je marche donc Je suis). Sur le territoire provençal, quartiers urbains, campagnes, zones commerciales, voies de circulation, sites industriels d’espaces naturels aux écosystèmes originaux s’interpénètrent. De cette singularité est né le projet du GR 2013.

Du continent africain, Bernard Descamps photographie avant tout la ruralité. Les villes qui se sont développées sous l’influence occidentale ne l’intéressent pas. Par les images, il nous interroge sur la condition des Peuls qui pratiquent l’élevage au Mali, la précarité des Pygmées Aka qui cueillent et chassent en Centrafrique, la situation des Berbères agriculteurs au Maroc et celle des pêcheurs à Madagascar.

 

Tout va bien a dérangé, secoué, impressionné le public du festival Montpellier-danse. Le propos était clair mais troublant : une bande de jeunes gens au corps assujettis par l’éducation familiale ou l’ordre militaire détournent ces entraves dans la dérision et le burlesque.

Rodrigo Garcia, enfant chéri des scènes européennes, est un homme en colère. Un artiste polémique, houspillant nos renoncements face à un système qui conditionne l’humain en consommateur béat.

Montserrat Figueras, la soprano espagnole au timbre mélancolique si caractéristique (1) vient de nous quitter. Sa longue chevelure de jais, son regard, son port, tout plaidait chez elle en faveur de l’élégance, de la hauteur de vue, d’une éthique. Ayant étudié très jeune chant et théâtre, elle avait rejoint l'ensemble de musique ancienne, Ars Musicae, où elle chantait les œuvres des grands polyphonistes espagnols du XVIe siècle.

Déjà son nom, invraisemblable, ouvert au courant d’air des idées : on y entend le patronyme d’un Indien-Contre, un de ces Sioux qui montaient à l’envers leurs chevaux et leurs amours ; ou le sobriquet d’une peluche bien ficelée, voire, par antinomie, le surnom du chien fou du voisin.

"Défense et illustration du patrimoine de Marseille et de son terroir" : en quelques mots cet exergue définit les missions que le Comité du Vieux Marseille poursuit depuis cent ans au service de la ville, de son histoire et de son environnement. Passé, présent et futur de l'association sont conjugués par Georges Aillaud son Président.

Surplombant la rade de Marseille, le Fortin de Corbières abrite depuis 2010 la Fondation Monticelli et les œuvres audacieuses de ce peintre. Il accueille en outre depuis ce début d’octobre une exposition temporaire qui éclaire l’histoire de l’art de la ville à travers la collection d’un armateur.

Pages

2011 - Site CESAR par Cyber Nostra