



projet de mosquée au J4 par Mohamed Ali Chafter et projet de villa Méditerranée par Stefano Boeri
C’est une histoire coûteuse pour son image, alors qu’elle fait ses premiers pas, que vit la Villa Méditerranée (1) avec l’accusation qui lui est faite d’être le fruit d’un plagiat architectural. L’architecte Mohamed Ali Chafter, installé près de Lyon, vient en effet, devant la première chambre civile du TGI de Marseille, d’attaquer l’AREA (l’opérateur de la Région PACA en matière d’aménagement ») pour « non-respect de la propriété intellectuelle ».
Motif : le bâtiment voulu par Michel Vauzelle, Président de la région PACA, et imaginé par l’architecte Milanais Stefano Boeri (avec le concours des Marseillais Jean-Pierre Manfredi et Ivan Di Pol) serait largement inspiré d’un de ses projets. Plus concrètement, Mohamed Ali Chafter entend faire valoir que l’originalité de la Villa Méditerranée, fondée sur un porte-à-faux géant, serait siamoise de celle qu’il avait mise en œuvre en 2001 pour un projet de grande mosquée à implanter au J4, l’endroit où est implanté justement la Villa.
Un projet réalisé pour son diplôme de fin d’année sous la responsabilité d’Yves Lion, urbaniste qui avait précisément la charge de penser l’aménagement du littoral de cette partie de Marseille. Par la suite, fin 2002, Mohamed Ali Chafter aurait été contacté, pour travailler dans le cabinet d’architectes de Jean-Pierre Manfrédi auquel il aurait présenté ses travaux, et en particulier sa mosquée avec le fameux méga porte-à-faux. Or, il se trouve que les vainqueurs de l’appel d’offre pour l’édification de la Villa Méditerranée, en l’occurrence le trio Boeri – Manfrédi - Di Pol, seront retenus avec un projet qui présente également un porte-faux exceptionnel. Lequel, lorsqu’on compare les maquettes, évoque de manière singulièrement flagrante celui de Mohamed Ali Chafter.
Pour notre part, lorsque nous avions interrogé à l’époque Stefano Boeri ( http://www.cesar.fr/michel-vauzelle - ) sur son geste architectural, celui-ci parlant d’une prouesse technique « unique au monde », évoquait un C. « Un centre dans lequel la mer entre », tant le bâtiment avait pour lui « les pieds dans la terre, l’eau dans le ventre et la tête dans le ciel ». Une poétique à laquelle, à l’évidence, Mohamed Ali Chafter, qui se dit meurtri, a du mal à souscrire. Son avocat, Maître Julien Sube, réclamant 3,5 millions d’euros de dommages et intérêts correspondant au pourcentage réglementaire pour le chantier actuel en cours de finition.
De son côté, Michel Vauzelle a demandé la réunion immédiate d’un Conseil d’administration extraordinaire de l’AREA. La Région, s’étonnant d’avoir appris par voie de presse l’existence d’une procédure devant le tribunal de grande instance de Marseille et précisant qu'elle engagera « toute action utile » à l'encontre de la partie que le tribunal « jugerait fautive ».
Milan Savane
(1) Ex-CeReM (Centre Régional de la Méditerranée), la Villa Méditerranée, voulu en 1999 par Michel Vauzelle, Président PS de la Région PACA est situé à l’entrée du port. Elle se veut espace « d’accueil et de mise en contact ouvert à tous les réseaux de coopération » de la Mare Nostrum. Elle jouxte le tout nouveau MuCeM (Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée) imaginé par Rudy Ricciotti. Imaginé en 2004, le bâtiment a vu ses coûts croître jusqu’à 70 millions.
Au moment où une méga-expo sur Rodin se tient à Arles (cf. César N° 315), une autre plus secrète, mais ô combien émouvante, se tient à Montfavet, au cœur même de « l’asile public d’aliénés » où sa muse fut internée par sa mère. A partir de la collection de Reine-Marie Paris, petite nièce de Camille Claudel, on y retrouve la grâce d’une œuvre puissante et sensible. Et toutes les interrogations qu’ont fait naître cet exil intérieur. Rencontre avec Mireille Tissier, commissaire de l’exposition.
Le spectacle parle d’enfermement, d’aliénation, du dégoût face à la montée du racisme, du cynisme et de l’irresponsabilité de certains maîtres du monde. Mais il y est question aussi d’espoir et de courage. On le sait, le théâtre de Pippo Delbono, très visuel et très proche de la danse, joue sur l’émotion à fleur de peau.
Organisée par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes, cette exposition réunit les travaux de Florian Pugnaire et de David Raffini.
Transhumance prend la forme de deux parcours où les hommes mènent chevaux et troupeaux pour converger en un même point le 9 juin à Marseille. Plusieurs parcours, l’un aux côtés des butterri d’Italie, l’autre des cavaliers de fantasia du Maroc, le troisième avec les gardians de Provence qui se retrouveront dans la plaine de la Crau lors d’un grand rendez-vous artistique avant de repartir, vers Marseille. Rendez-vous festifs : Cuges-les-Pains : 18/05. Auriol : 20/05. Trets : 21/05.
Danseuse et chorégraphe orientale active dans le paysage marseillais, Karine Ghalmi fait partie des singularités qualitatives méritantes. Preuve en est, le work in progress Au temps, elles emportent... suivi de son propre solo Souffle présentés dernièrement. Monté avec cinq de ses élèves, le premier est l'heureuse transcription d'un atelier de recherche. Sous la forme d'allégories en mouvement, les quatre saisons sont déclinées avec une certaine densité scénique.
A Arles, les salariés d’Harmonia mundi « s’indignent » et le disent dans la rue. Et d’organiser un cortège, rallié par de nombreuses personnes, dans le cortège syndical du Ier mai. Une indignation relayée par une pétition mise en ligne (www.petitions24.net) appelant la direction à revoir son projet de fermeture de 15 boutiques sur 28. Fermeture qui concernerait 38 emplois sur les 171, soit 1/4 du personnel que compte l’entreprise, dont 28 dans les boutiques (1).
L’exposition occupe l’ensemble du Musée Réattu, ancien Prieuré de l’Ordre de Malte, soit plus de mille mètres carrés. Quelques 120 œuvres et 57 artistes y sont présentés. Des sculptures, des installations, parfois réalisées spécialement pour le lieu, des peintures, des œuvres sonores, des photographies, des vidéos, des vêtements en constituent le corpus.
A une époque où le moindre paltoquet parle « d’œuvre » avec un grand O, lorsqu’il « installe » une crotte sous dix projecteurs et s’autoproclame « artiste », conforté par un texte amphigourique et obscur propre à abuser le gogo, le Napolitain Luigi di Sarno ne revendique rien, ce qui est reposant. Il propose ses séries d’objets laissant le spectateur perplexe faire ses propres escapades oniriques.
Roland Gori est psychanalyste et professeur de psychopathologie clinique à l’Université Aix-Marseille. Il est aussi l’initiateur de L’Appel des appels (2009) qui recueilli 80 000 signatures en quelques semaines 1.
C’est une histoire coûteuse pour son image, alors qu’elle fait ses premiers pas, que vit la Villa Méditerranée (1) avec l’accusation qui lui est faite d’être le fruit d’un plagiat architectural. L’architecte Mohamed Ali Chafter, installé près de Lyon, vient en effet, devant la première chambre civile du TGI de Marseille, d’attaquer l’AREA (l’opérateur de la Région PACA en matière d’aménagement ») pour « non-respect de la propriété intellectuelle ».
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